A contre temps

Course contre-la-montre,
A grandes enjambées,
J’avance à ton encontre,
Me jette vers l’arrivée.
Tu triompheras, coquin,
J’en suis persuadée,
Mais ce ne sera pas la fin,
Je peux te l’assurer.
Tu seras étonné,
Peut-être contrarié,
Mais crois-moi,
Temps de malheur,
Ce ne sera jamais l’heure.
Qu’importe le jour où tu me prendras,
Qu’importe ce que je laisserai là-bas,
Je rirai devant toi,
Sais-tu seulement pourquoi ?
Cette course perdue d’avance,
Je ne l’abandonnerai pas,
Je saisirai ma chance,
Et je sauterai le pas.
Bien sûr, j’aurai mal,
Quoi de plus normal ?
Tu me feras douter,
Et je devrai lutter.
J’aurai des regrets,
C’est bien vrai,
Mais qui n’en a pas,
Dans le monde d’en bas ?
Si monde d’en haut il y a,
Je ne le sais même pas…
Mais malgré la douleur,
J’affronterai mes peurs,
J’irai sur le front,
Je serai mon champion.
Alors écoute-moi bien,
Temps de malheur,
Tu crois que tu nous tiens,
Que tu es empereur,
Toi qui nous voles tout,
Tu nous mets à genoux.
Mais mon grand, tu es fou,
De te rire de nous !
Face à toi, je le dis,
J’exulterai de vie,
A te faire jalouser,
A t’en écœurer,
Je sentirai mon corps vibrer,
S’exposer à la volupté,
A ces plaisirs éphémères,
Qui nous sont si chers.
Je transcenderai l’existence,
Avec une telle violence,
Que tu percevras mon aura,
Jusque dans l’Au-Delà.
Alors égraine les secondes,
Temps de malheur,
Mets donc un terme au monde,
Qui fait mon bonheur,
Je n’ai plus peur de toi,
Et de ton compte à rebours,
Je ne vivrai qu’une fois,
Mais sans détour.

Pictogramme représentant une plume d'écriture

Cœur mentholé

Comme une idylle vacancière, un cœur en voyage rêveur et tendre

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